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Uber ! Viens, j’me suis fait Delivroo une Amazon !

Qu’ont donc en commun Amazon, Uber, et Delivroo ? Ce sont de fantastiques services à la personne qui facilitent tellement notre vie que nous ne pourrions concevoir la vie sans.

Amazon : je commande en 1 click et je reçois mes colis le lendemain avant 16h chez moi ou au bureau.
Uber : je commande un chauffeur pas cher qui arrive souvent en moins de 5 mn.
Delivroo : j’ai la flemme de cuisiner, même la flemme d’aller au resto, je clique et je me fais livrer ma nourriture préférée en 30 mn.

Mais qui fait tourner les rouages des ces services qui sont tentaculaires ? Que se cache t’il derrière tant de facilité ? Je ne vais pas commencer à écrire un article d’investigation mais ce que j’ai pu expérimenté à force de parler avec chacun de ceux que j’ai rencontrés qui travaillent pour ces structures, à force de leur demander comment fonctionne le système qui, au premier abord a l’air merveilleux, ce que je peux donc constater, c’est que ces personnes vivent des vies plutôt difficiles et laborieuses, espérant un jour améliorer leur quotidien.

Des gens qui jusqu’ici au chômage, depuis plusieurs années pour certains, pour d’autres d’anciens cuisiniers, ingénieurs, profs etc.. Ou encore des gens qui habitent loin de pôles professionnels. Puis un jour un entrepôt qui embauche ouvre près de chez eux… Mais à quel prix ? D’une main d’oeuvre qui souvent n’a pas le choix que de faire ce travail pour mettre du beurre dans les épinards.

La précarisation échelle 2.0. Des ouvriers qui subissent le management à la performance, l’ultra contrôle grâce à des boitiers hyper performants qui calculent leur taux de rentabilité et leur paniers remplis ou encore le temps qu’ils ont mis à faire une course…

D’autres doivent utiliser leur propres moyens de transport pour livrer ou acheminer les vivres ou les personnes. Pas de mutuelle pas de sécurité à l’emploi, Vive la liberté ! On est entrepreneur mais lié à une grosse multinationale. Le hic!

Et on court après cet argent qui n’arrive que très partiellement dans son porte monnaie.

Alors on scrute son téléphone toutes les 30 secondes pour qu’un client vienne. On ne vient plus le chercher, c’est lui qui vient à nous, c’est lui qui nous prend, il ne nous choisit même pas, c’est l’Apps qui contrôle tout. On n’échange pas. on fait vite, très vite pour appuyer sur ce bouton qui dit qu’on a terminé son job. Un ordinateur contrôle votre performance, vos avis et gare aux imperfections ! Elle sont sanctionnées d’un renvoi vers le néant. Personne ici pour vous féliciter. On est seul face à sa propre course aux rêves.

Alors que l’esclavage est aboli, nous avons su nous enchainer volontairement à nos maîtres du business en espérant un jour devenir libre et affranchi. Vicieux cycle de la vie ?

Apparemment il n’y a d’histoires qui ne se répètent. Revenez en arrière dans votre livre, vous pourrez ainsi lire la suite pour notre avenir…

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